Stock et flux de carbone

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  • Mise à jour le January 27, 2026
  • Création le October 1, 2025

Forêts, prairies, cultures et zones humides sont de véritables puits de carbone. Ces milieux sont donc indispensables dans l'absorption des émissions résiduelles pour permettre d’atteindre la neutralité carbone. Leur préservation, essentielle, est complémentaire aux efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Les puits de carbone naturels ont permis de séquestrer en moyenne 2,0 Mt éq. CO2 par an entre 2012 et 2018 en Hauts-de-France. Cela représente une compensation d’environ 4% des émissions de GES régionales.

Un stock de carbone dans les sols et la biomasse à préserver

La dynamique de flux de carbone dans les sols et la biomasse – bilan entre les entrées de carbone (photosynthèse, apport de matières organiques) et les sorties (par exemple la dégradation de la biomasse) – est au global une séquestration nette de carbone entre 2012 et 2018. Elle est principalement due à la séquestration de carbone par les milieux forestiers grâce à l'accroissement biologique des forêts. 

Cependant, il est à noter que les changements d’affectation des sols entre 2012 et 2018, en particulier l’artificialisation des sols et la mise en culture, ont entraîné des émissions équivalentes à un déstockage moyen de 67 kt éq. CO2 par an. Ces données soulignent l’importance de la préservation des sols, et donc de ces stocks, à l’échelle régionale.

En effet, en Hauts-de-France, les stocks des sols et de la biomasse représentent au total, en 2018, 253 Mt de carbone (soit en moyenne 77 tonnes de carbone par hectare). Les stocks moyens par hectare varient selon le type d’occupation des sols.

À noter que dans l’outil Aldo de l’ADEME, utilisé par l’Observatoire énergie-climat des Hauts-de-France pour le calcul de ces indicateurs, sont pris en compte le stock des réservoirs de carbone suivant : sol (30 premiers centimètres), biomasse (aérienne et racinaire) et litière.

Définitions et intérêts des indicateurs stocks et flux de carbone

Les réservoirs de carbone désignent les différents compartiments du sol et des végétaux pouvant contenir du carbone : les sols, la biomasse vivante (aérienne et racinaire), la biomasse morte, la litière et les produits bois.

Le stock de carbone est la quantité de carbone contenue dans ces différents réservoirs à un moment donné. Il n’est pas comparable aux émissions. Cependant, il est utile de connaître le stock de carbone présent (notamment par type de sol et par hectare) afin de représenter l’enjeu relatif à la préservation des stocks existants. Ces derniers peuvent être menacés par des changements d’affectation des sols comme l’imperméabilisation, la déforestation ou le retournement des prairies.

Les flux de carbone désignent les échanges de carbone entre les sols, la forêt et l’atmosphère. Il s'agit de la quantité de carbone qui est émise (émission nette) ou captée et ainsi séquestrée (séquestration nette) chaque année.

On parle de séquestration nette ou puits net de carbone lorsqu’il y a une augmentation, sur le territoire, des stocks de carbone sous forme de matière organique dans les sols et les forêts, y compris les produits bois. Inversement, il y a une émission nette de carbone lorsqu’il y a une réduction des stocks de carbone des sols et forêts, dégradant ainsi la teneur en carbone du sol d’origine. 

Les flux de carbone dans les sols et la biomasse sont comparables aux émissions. Le bilan de ces flux permet de calculer le carbone séquestré annuellement par les puits naturels de carbone. C’est un indicateur important pour suivre l’atteinte de la neutralité carbone (équilibre entre les émissions et les absorptions de GES).

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