Évolutions climatiques

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  • Mise à jour le January 27, 2026
  • Création le October 1, 2025

Les travaux du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) menés depuis les années 1990 ont prouvé l'existence d'un réchauffement du climat global lié à l’activité humaine depuis le début de l'ère industrielle. Dans cette page, faisons le point sur la situation dans les Hauts-de-France.

Les Hauts-de-France jouissent globalement d’un climat tempéré d'influence océanique, c'est-à-dire avec des températures clémentes et des précipitations régulières.

Des températures en hausse

Depuis 60 ans, chaque décennie est plus chaude que la précédente. La température moyenne dans la région est de 11,4°C entre 2011 et 2020 contre 9,6°C entre 1961 et 1970.

2024 est la quatrième année la plus chaude en moyenne dans les Hauts-de-France depuis le début des mesures, derrière 2023, 2022 et 2020. La température moyenne en 2024 est de 12°C (soit 1,1°C au-dessus de la normale 1991-2020).

À noter que si 2024 n'est pas l'année la plus chaude, c'est en tout cas l'année la moins froide avec la moyenne des températures minimales la plus douce jamais relevée auparavant (+ 1,4°C par rapport à la normale 1991-2020). Il n’y a pas eu de vagues de chaleur notables en 2024. Quelques pics de chaleur avec des températures supérieures à 30°C ont toutefois été relevés. Ce sont surtout les températures minimales qui sont élevées.

Au niveau de la station de Lille-Lesquin (59), la température de 33 °C est dépassée trois fois en 2024, dont une fois supérieure à 35,5°C. Cette valeur, très élevée, n’a été rencontrée qu'une seule fois entre 1961 et 1970 mais elle est atteinte ou dépassée 33 fois entre 2011 et 2020. La température de 35,5°C a été relevée uniquement cinq fois au XXe siècle, entre 1945 et 2000, mais quatorze fois depuis 2001. D'événement presque décennal, c'est devenu un événement qui se produit plus d'une année sur deux en moyenne à Lille.
 
À titre de comparaison, 2023 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans les Hauts-de-France, avec une température annuelle moyenne de 12,3°C, soit +1,35°C par rapport à la normale 1991-2020.

La température moyenne sur la station de Lille a augmenté de 2,3°C entre 1955 et 2022. À l’échelle mondiale, la température moyenne – hors océans – s'est élevée de 1,8°C sur la même période (source : National Oceanic and Atmospheric Administration, NOAA). Le réchauffement est plus rapide sur les continents et dans l’hémisphère Nord.

Les événements extrêmes tels que les « jours chauds » voire anormalement chauds sont de plus en plus nombreux, mais ils ne surviennent pas de façon homogène sur le territoire.

Évolution des précipitations

L'observation des régimes de précipitations montre des tendances variables suivant les latitudes : la France se trouve sur une zone de transition entre le bassin méditerranéen, qui devrait recevoir moins de précipitations surtout en été, et le nord de l'Europe, susceptible de connaître de plus forts cumuls de pluies en hiver.

2024 est une année très pluvieuse avec une moyenne de 789 mm agrégée à l'échelle des Hauts-de-France, soit un excédent de 14% par rapport à la normale 1991-2020. C'est la huitième année la plus arrosée depuis 1959.

À noter que ces cumuls ont causé les inondations marquantes de l'hiver 2023-2024 dans le Pas-de-Calais.

Les précipitations font partie des composantes climatiques principales impactées par le changement climatique et jouent elles-mêmes un rôle essentiel pour les écosystèmes et les activités humaines. Cependant, les évolutions du régime des précipitations sont moins robustes que celles des températures, la relation de cause à effet étant moins directe.

En région Hauts-de-France, le signal du changement climatique sur les précipitations est décelable (hausse des précipitations), mais il varie selon plusieurs aspects : la répartition géographique des précipitations, leur intensité ou encore leur abondance annuelle.

Influence du changement climatique sur les événements extrêmes

  • Il y avait une chance sur 1000 que la canicule de 2019 arrive, sans influence humaine. Le record est passé de 37,6 à 41,5°C dans les Hauts-de-France. L’événement a été plus mortel que la canicule de 2003. D’ici 2040, cet événement sera 4 fois plus fréquent par rapport à 2019.
  • Le phénomène des nuits tropicales (température minimale qui ne descend pas en-dessous de 20°C la nuit) était quasi inexistant avant les années 2000 mais il devient de plus en plus fréquent.
  • Plus il va faire chaud et plus les précipitations vont augmenter. Toutefois il y aura une grosse variabilité saisonnière :  les pluies vont diminuer en été et augmenter en hiver.
  • Les conséquences seront des inondations l’hiver et des sécheresses en été.
  • Les sécheresses météorologiques provoqueront de la sécheresse des sols et donc une difficulté à produire de la nourriture, ainsi qu’un risque accru d’incendies.

 
L'Observatoire énergie-climat s'intéresse aux tendances à long terme pour suivre les évolutions climatiques. Pour obtenir les toutes dernières données météorologiques,  le contact à privilégier est Météo-France.

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