Évolutions climatiques
- article
Les travaux du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) menés depuis les années 1990 ont prouvé l'existence d'un réchauffement du climat global lié à l’activité humaine depuis le début de l'ère industrielle. Dans cette page, faisons le point sur la situation dans les Hauts-de-France.
Les Hauts-de-France jouissent globalement d’un climat tempéré d'influence océanique, c'est-à-dire avec des températures clémentes et des précipitations régulières.
Des températures en hausse
Depuis 60 ans, chaque décennie est plus chaude que la précédente. La température moyenne dans la région est de 11,4°C entre 2011 et 2020 contre 9,6°C entre 1961 et 1970.
2025 est la cinquième année la plus chaude en moyenne dans les Hauts-de-France depuis le début des mesures, derrière 2023, 2022, 2020 et 2024. La température moyenne en 2025 est de 11,9°C (soit 1,0°C au-dessus de la normale 1991-2020).
En 2025, même si aucun record quotidien de température n’a été atteint, la quasi-totalité des mois de l’année sont plus chauds que la normale 1991-2020. Seul le mois de janvier fait exception. Le mois d’avril est le cinquième mois le plus chaud depuis 1947 (température moyenne supérieure de 2,1 °C à la normale 1991-2020). Juin est le deuxième mois le plus chaud (anomalie de + 2,6 °C).
2024 est quant à elle l'année la moins froide, avec la moyenne des températures minimales la plus douce jamais relevée auparavant (+ 1,4 °C par rapport à la normale 1991-2020).
Au niveau de la station de Lille-Lesquin (59), la température de 33 °C est dépassée trois fois en 2024, dont une fois supérieure à 35,5°C. Cette valeur, très élevée, n’a été rencontrée qu'une seule fois entre 1961 et 1970 mais elle est atteinte ou dépassée 33 fois entre 2011 et 2020. La température de 35,5°C a été relevée uniquement cinq fois au XXe siècle, entre 1945 et 2000, mais quatorze fois depuis 2001. D'événement presque décennal, c'est devenu un événement qui se produit plus d'une année sur deux en moyenne à Lille.
À titre de comparaison, 2023 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans les Hauts-de-France, avec une température annuelle moyenne de 12,3°C, soit +1,35°C par rapport à la normale 1991-2020.
La température moyenne sur la station de Lille-Lesquin est de 12,4 °C en 2025, soit un écart par rapport à la normale 1991-2020 de + 1,1 °C. L’écart entre la décennie 2016-2025 et la décennie 1961-1970 est de + 2,6 °C.
Les événements extrêmes tels que les « jours chauds » voire anormalement chauds sont de plus en plus nombreux, mais ils ne surviennent pas de façon homogène sur le territoire.
Évolution des précipitations
L'observation des régimes de précipitations montre des tendances variables suivant les latitudes : la France se trouve sur une zone de transition entre le bassin méditerranéen, qui devrait recevoir moins de précipitations surtout en été, et le nord de l'Europe, susceptible de connaître de plus forts cumuls de pluies en hiver.
2025 est la huitième année la plus sèche depuis 1959. Le cumul agrégé moyen est de 646 mm à l’échelle des Hauts-de-France, ce qui correspond à un déficit de 18 % par rapport à la normale 1991-2020 (793 mm). Partout dans la région, les cumuls sont déficitaires par rapport à la période de référence 1991-2020.
Une sécheresse des sols a duré huit mois de mars à octobre 2025. Cet épisode sec intervient à peine 18 mois après l’hiver 2023-2024 très arrosé et qui a provoqué de nombreuses inondations, notamment dans le Pas-de-Calais.
2024 a en effet été une année très pluvieuse avec un excédent de 14 % par rapport à la normale 1991-2020. C'est la huitième année la plus arrosée depuis 1959.
Les précipitations font partie des composantes climatiques principales impactées par le changement climatique ; elles jouent pourtant un rôle essentiel pour les écosystèmes et les activités humaines. Cependant, les évolutions du régime des précipitations sont moins robustes que celles des températures, la relation de cause à effet liée au changement climatique étant moins directe.
En région Hauts-de-France, le signal du changement climatique sur les précipitations est décelable (hausse des précipitations), mais il varie selon plusieurs aspects : la répartition géographique des précipitations, leur intensité ou encore leur abondance annuelle.
Les hivers arrosés et les étés secs sont des conséquences directes du dérèglement climatique dans la région.
Influence du changement climatique sur les événements extrêmes
- Il y avait une chance sur 1000 que la canicule de 2019 arrive, sans influence humaine. Le record est passé de 37,6 à 41,5°C dans les Hauts-de-France. L’événement a été plus mortel que la canicule de 2003. D’ici 2040, cet événement sera 4 fois plus fréquent par rapport à 2019.
- Le phénomène des nuits tropicales (température minimale qui ne descend pas en-dessous de 20°C la nuit) était quasi inexistant avant les années 2000 mais il devient de plus en plus fréquent.
- Plus il va faire chaud et plus les précipitations vont augmenter. Toutefois il y aura une grosse variabilité saisonnière : les pluies vont diminuer en été et augmenter en hiver.
- Les conséquences seront des inondations l’hiver et des sécheresses en été.
- Les sécheresses météorologiques provoqueront de la sécheresse des sols et donc une difficulté à produire de la nourriture, ainsi qu’un risque accru d’incendies.
L'Observatoire énergie-climat s'intéresse aux tendances à long terme pour suivre les évolutions climatiques. Pour obtenir les toutes dernières données météorologiques, le contact à privilégier est Météo-France.




